L’informatique dans les nuages!

Criez-le!  

L’informatique dans les nuages (ou « dématérialisée », ou « Cloud Computing ») est un concept dont vous avez sûrement entendu parler récemment, si vous vous intéressez le moindrement à l’informatique.

Si on voulait vulgariser au maximum le concept, on pourrait affirmer qu’il s’agit simplement d’une « version web » de l’ancien concept d’informatique client-serveur avec les ordinateurs/serveurs de type « mainframe » : un poste de travail (client) se sert des données et des logiciels situés sur un serveur sur un réseau (Internet, dans le cas de l’informatique dématérialisée, versus un réseau local en entreprise qui utiliserait un serveur centralisé) afin d’alléger sa charge de travail et réduire la quantité de données stockées localement sur son ordinateur. De ce fait, on peut donc accéder à toutes nos informations et tous nos documents peu importe où l’on se trouve (on pense ici à Gmail pour ses courriels, ou Google Docs pour ses documents, etc.).

Il existe trois types d’informatique dématérialisée :
– le nuage privé interne
– le nuage privé externe
– le nuage public

Les entreprises optent normalement pour le nuage privé, qui consiste à regrouper l’infrastructure d’une ou plusieurs entreprises faisant partie d’un groupe (divisions, filiales, etc.), soit en interne, soit chez un spécialiste (externe). Le nuage public repose sur une infrastructure hébergée chez un fournisseur externe (exemple: Google) et est plus utilisé par les particuliers que les deux autres types.

Les avantages notables de l’informatique dématérialisée (qu’elle soit de type privé ou public) sont les suivants:
– pas d’installation de logiciels à faire (ni de mises à jour, elles sont faites sur le serveur)
– pas de maintenance matérielle au niveau du ou des serveurs (ajout de disques durs, etc.)
– accessibilité des données partout où l’on se trouve
– données sauvegardées (backup) versus un environnement local où l’utilisateur ne pense pas toujours à faire une copie de sauvegarde
– capacité à mesurer l’utilisation des ressources mises à la disposition des clients
– performance optimale : l’infrastructure (serveurs) est mise à jour selon les besoins

Voici également quelques désavantages à garder en tête:
– aucun contrôle sur l’utilisation des données stockées sur un serveur externe (versus son ordinateur personnel ou de bureau)
– panne d’Internet locale (maison ou bureau) et les données ET logiciels ne sont plus disponibles
– panne du serveur de l’entreprise où tous vos logiciels ou données sont stockées, ceux-ci sont donc également inaccessibles

On voit de plus en plus d’entreprises offrir des services de « logiciel sur demande » (accessibles via un navigateur web, notamment), même les grands comme Google avec Docs, Microsoft avec Office Live, et les données peuvent être sauvegardées sur le web.

L’utilité du nuage n’est pas à remettre en question, mais sa sécurité et sa disponibilité sont encore problématiques.

Vous mettrez toutes les chances de votre côté en encryptant vos données vous-mêmes et en conservant une copie de vos logiciels (lorsque possible) ainsi que de vos données au cas où une panne surviendrait chez un fournisseur.

– – –

Vous aimez cet article? Partagez-le!

  • Tweet
  • Facebook
  • Diggit
  • Delicious
  • Diggit
  • Diggit
  • Diggit

avatar

Auteur :

Stéphane Vaillancourt est passionné par la technologie. Il a exploré le design de sites web, les jeux vidéo (comme joueur, designer et programmeur), la photo numérique et même la musique électronique... Il partage maintenant sa passion avec vous! Vous pouvez aussi retrouver ses chroniques sur Canoë Techno (QMI), ainsi que le blogue de zTélé. Il anime également une émission de webradio (podcast) sur la photographie, Objectif Numérique, où il traite de la photo tant pour les débutants que les plus expérimentés.   Dans le passé, il a aussi écrit pour Branche-toi (Best Buy), Branchez-Vous, Sympatico.ca (Synchro Blogue), Geekbécois ainsi que dans le magazine Primeurs (Super Écran).

Commentaires des visiteurs

  1. avatar
    Ethan
    4 août 2010

    Merci pour ces précisions, j’avais un peu discerné le kezako de l’affaire mais avec ceci tu confirmes ma pré-connaissance du service. Je citerai Mobile Me qui offre le service, même si je suis un peu en contradiction avec et qu’après 10 ans de fidélité, j’ai rompu mon contrat d’amour avec ce services. Bien trop cher pour un service parfois bien trop lent ou trop interrompu.


Fil RSS Articles Abonnés Twitter Fil RSS Commentaires Fil RSS sans images